La gestion de projet : un sport d’équipe.

La gestion de projet : un sport d’équipe.

Ce que l’Euro 2016 de football peut nous apprendre sur notre entreprise.

Alors que les quarts de finale de l’Euro de football arrivent, l’équipe de France tient bon, sans avoir pour autant convaincu les supporters et chroniqueurs.
De notre côté, entre deux matches, interrogeons-nous sur ce que le football peut nous apporter comme leçon de management. Car finalement, gérer une équipe, que ce soit au bureau ou sur un terrain, comporte certaines similitudes.

 

Sélectionner les bonnes personnes.

La « liste des 23 » sélectionnés a été débattue âprement dans les médias : « Pourquoi lui », « Pourquoi pas l’autre » … Elle a même créé des polémiques bien au-delà du foot.
Ces débats qui ont occupés les médias et les soirées entre copains montrent bien l’importance de la sélection des bonnes personnes pour la bonne place.

Il faut des joueurs spécialisés : des goals, des défenseurs, des attaquants, des butteurs …
Mais il faut aussi des personnes qui soient capables de garder de la souplesse dans l’organisation. Les joueurs retenus doivent pouvoir évoluer en 4-4-2, mais aussi en 4-3-3 ou en 3-5-2. Plus que des personnes, il faut réunir les personnalités capables de travailler les unes avec les autres.

Il en va de même dans votre équipe projet.
Il faut sélectionner les bonnes compétences : le marketing, le juridique, les ingénieurs, les commerciaux… à chaque poste son expert, en gardant à l’esprit qu’il faudra s’adapter, au fur et à mesure, à des contraintes extérieures.

 

Mobiliser les énergies.

« La grandeur d’un métier est avant tout d’unir les hommes ; il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des relations humaines ». Saint Exupéry dans son style impeccable nous rappelle la beauté de nos métiers et la richesse véritable que sont les relations humaines.

Sur un terrain, il y a une différence entre 11 joueurs en tant qu’individus et une équipe de 11 personnes. Si l’Angleterre n’en avait pas encore conscience, les Islandais se sont chargés de lui démontrer la différence qu’il pouvait y avoir entre un groupe de personnes et une équipe. Ils auront le temps d’y réfléchir en regardant la fin de l’Euro 2016 à la TV.

Dans nos entreprises, il en va de même. C’est dans la cohésion des équipes et dans leur mobilisation sur les projets que se trouveront les raisons de succès. Quand un manager saura donner envie à tous ses collaborateurs d’avancer ensemble et de se dépasser pour que les objectifs deviennent réalisables.

 

Faire adhérer au projet.

Certains pourraient être tentés de penser qu’avoir l’honneur de porter le maillot bleu est suffisant pour mobiliser les joueurs autour d’un objectif commun. Pourtant, les déconvenues du sélectionneur français à l’époque de la coupe du monde en Afrique du Sud nous montrent que rien n’est joué. Sortir une liste de joueurs, aussi brillants soient-ils, ne suffit pas à créer une équipe.

« Être choisi » ne veut pas dire « Adhérer ». C’est le plus grand défi du manager. Son travail c’est d’orienter positivement les volontés de personnes différentes vers la réalisation d’un objectif commun. Et pour cela, il n’est pas question que de rétributions… tout ne s’achète pas.

Le bon manager doit avoir des qualités d’écoute, de décision et surtout de la considération pour ses coéquipiers pour les fédérer autour de buts communs et de valeurs partagées.

 

La formation.

Comme nous en parlions dans la première partie, l’une des forces d’une grande équipe, c’est sa capacité à s’adapter à la réalité du terrain. Pour y arriver, l’entrainement est l’unique et indispensable solution. Il faut accepter l’idée de passer du temps, beaucoup de temps à apprendre et réapprendre.

De la même manière, la capacité d’adaptation d’une équipe en entreprise passera par la formation pour combler soit une compétence technique indisponible, soit une lacune dans la gestion du projet lui-même. Cette remise en cause et cette formation ne s’adresse pas qu’au chef de projet mais il ne saurait en être exempté.

 

Et après ?

Il est difficile pour un sélectionneur d’avoir une vision long terme. Ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on lui demande. La véritable échéance tombe tous les 2 ans avec les coupes d’Europe et du monde en alternance. C’est donc dans cet intervalle qu’il faut bâtir le projet et construire l’équipe. Mais que ce passe-t-il en cas de blessure ou d’indisponibilité d’un ou plusieurs joueurs comme ce fut le cas pour l’équipe de France juste avant cet Euro ?

Il est important de pouvoir identifier rapidement les compétences d’une part et prévoir des processus d’intégration accélérés pour éviter d’avoir une équipe qui tourne au ralenti.

Cette capacité d’anticipation pourra faire la différence en cas de coup dur, que ce soit au stade ou en entreprise.

 

 

Le foot et l’entreprise sont de prime abord deux mondes qui semblent trop différents pour être comparés. Cependant ils partagent des valeurs similaires : le collectif, l’atteinte des objectifs, l’acquisition des compétences et surtout la place de l’homme au cœur du processus de création de valeur.

La vidéo, les trackers de position, les communications entre arbitre… les nouvelles technologies changent le monde du football pour améliorer le niveau de jeu et offrir plus de spectacle.

La digitalisation se fait aussi dans les entreprises et les outils comme Perfony viennent apporter leur contribution à la création d’un jeu collectif efficace.

By |2017-11-08T16:46:24+00:0028th Juin 2016|Categories: Travail collaboratif|0 Comments

About the Author:

Expert reconnu du monde du digital, il développe sa pratique du marketing en se spécialisant dans l'univers du logiciel et particulièrement dans les problématiques liées à la distribution en mode Saas. Chief Marketing Officer chez Perfony depuis 2012, où il apporte ses compétences en matière de marketing, communication et business développement, et ses connaissances de l'environnement Start Up. Diplômé en Droit et Management des Nouvelles Technologies à l'Université Paris 2 "Panthéon-Assas" et en Marketing et Communication à l'Université "Paris Est Marne la Vallée".