Excellence opérationnelle : entre méthodes de travail et gestion des équipes

Dans le monde de la gestion managériale des équipes, le concept d’excellence opérationnelle gagne en notoriété. Il s’agit principalement de piloter la performance et d’optimiser les processus pour en augmenter l’efficacité. Dans un contexte qui vise à l’amélioration constante, l’excellence opérationnelle a toute sa place. Mais encore faut-il qu’elle se traduise dans la mise en œuvre de bonnes pratiques, ce qui suppose que la méthode soit adoptée avec conviction par les collaborateurs. L’utilisation de solutions logicielles peut contribuer à susciter cette adhésion.

1-Qu’est-ce que l’excellence opérationnelle ?


L’excellence opérationnelle est moins une méthode qu’un état d’esprit. On pourrait même parler d’une nouvelle culture d’entreprise, qui vise à l’amélioration permanente et contribue à donner du sens aux actions des membres des différentes équipes. L’excellence opérationnelle se distingue ainsi d’une approche managériale trop pyramidale, impulsée uniquement depuis le sommet. Loin de subir ou d’être réduits à être des exécutants, les collaborateurs sont invités à comprendre, à participer et à expérimenter, de manière à ce que chacun contribue à augmenter les performances et l’efficacité.

C’est certes à la direction de l’entreprise qu’il revient d’impulser l’excellence opérationnelle, de manière à mettre l’organisation interne au service des clients, mais c’est aussi une méthode qui se veut une approche globale et structurée, prenant appui sur des outils soigneusement choisis pour optimiser les actions de chacun au service des équipes. 

Elle vise ainsi à remplacer un pilotage purement hiérarchique, encore trop répandu dans les entreprises, par une stratégie développant l’autonomie des collaborateurs. Dans le contexte de l’excellence opérationnelle, les efforts individuels s’inscrivent dans un cadre d’équipe qui leur offre une structure visant à l’amélioration continue.

L’excellence opérationnelle trouve ainsi toute sa place dans une stratégie de lean management.

2-Vision, stratégie, objectifs et gouvernance



Le déploiement d’une stratégie d’excellence opérationnelle suppose d’abord un effort de gouvernance, avec la définition claire et précise des objectifs, que l’on peut ensuite décliner en stratégie. En d’autres termes, l’excellence opérationnelle suppose l’optimisation de la gestion des opérations, dans le but d’augmenter la production, de développer la productivité et d’améliorer les performances au travail.

Dans la phase de mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise, l’utilisation de listes de contrôle numériques contribue pour une grande part à l’excellence opérationnelle. Elle permet aussi bien de réduire les gaspillages que de limiter les problèmes, par une meilleure anticipation de leur survenue. Ainsi, les instructions de travail et les listes de contrôle gérées par des logiciels partagés réduisent pour une grande part la perte de temps et d’énergie, sans valeur ajoutée, que supposent les supports papier.

Le recours à des supports numériques contribue grandement à une meilleure gouvernance, voire à une meilleure appropriation de la vision de l’entreprise par les différents collaborateurs. 

3-Pilotage de la performance et efficacité des processus



L’excellence opérationnelle améliore le pilotage de la performance. De nombreuses entreprises qui ont vu leurs processus s’améliorer au fil des années se retrouvent face à un enjeu de taille : comment poursuivre dans cette dynamique positive et continuer à optimiser les performances et les résultats ? Les managers, sur le terrain, ont pour mission d’impulser la mise en œuvre de la stratégie globale de l’entreprise. Encore faut-il qu’ils disposent des méthodes pour y parvenir. L’excellence opérationnelle s’inscrit donc avant tout dans des préoccupations de management des équipes.

L’objectif est de mettre cette excellence opérationnelle au service de la qualité : elle ne saurait évidemment constituer un but en soi. Un management efficace des équipes et des processus de production contribue ainsi à réduire les coûts, à travers l’optimisation de l’organisation du travail. Mais selon quels principes faut-il procéder ? Avant tout, il s’agit d’éviter un certain nombre de problèmes ou d’écueils fréquents dans les entreprises. Parmi les points à optimiser figurent souvent des temps de transports trop longs ou mal planifiés. Parfois, une meilleure structuration de l’espace au sein de l’entreprise permet de réduire les déplacements, et donc les pertes de temps. Mais il est tout aussi important d’éliminer les processus redondants et inutiles. 

4-Management des ressources humaines



Excellence opérationnelle et management sont indissociables. Cette première suppose une optimisation de l’utilisation des ressources. Mais de quelles ressources parlons-nous ? Des ressources matérielles, évidemment, mais aussi, et surtout, des ressources humaines, c’est-à-dire des équipes. Une meilleure gestion du capital humain permet le plus souvent de réduire les coûts, mais aussi de gagner en productivité au travail.

Trop d’entreprises se distinguent par un véritable gaspillage de leur capital humain. C’est l’un des principaux freins à la productivité. Que les collaborateurs soient sous employés ou suremployés en fonction de leurs compétences, leur mauvais déploiement constitue un problème : les collaborateurs non motivés ne contribuent pas à l’excellence opérationnelle.

Un outil pour atteindre

l’excellence opérationnelle au travail ?

5-Vers une culture de l’amélioration continue


Il revient aux managers, mais aussi à la direction de l’entreprise, de veiller à ce que l’excellence opérationnelle suive certaines bonnes pratiques

Parmi celles-ci, nous pouvons citer les suivantes :

  • considérez vos collaborateurs,
  • aidez chacun à se dépasser,
  • réévaluez vos processus,
  • faire mieux du premier coup,
  • connectez les synergies,
  • annoncez clairement les objectifs à réaliser.

La mise en œuvre de la stratégie d’ensemble suppose la définition et l’application de méthodes rigoureuses et performantes, qui permettent d’éviter les gaspillages. Le but de l’excellence opérationnelle est d’induire une dynamique d’amélioration continue. 

Les managers tout comme la direction de l’entreprise doivent ainsi définir et appliquer des méthodes rigoureuses et performantes et s’assurer que la mise en œuvre de la stratégie d’ensemble pour éviter les gaspillages. 

Cela suppose parfois une transformation fondamentale des pratiques, qui doivent s’inscrire dans les principes du lean par une solution logicielle, comme Six Sigma. On aura donc compris que l’excellence opérationnelle et le lean management sont indissociables.

Conclusion 

L’excellence opérationnelle exige donc d’améliorer les processus ainsi que les compétences des collaborateurs et leurs conditions de travail. Elle peut se mesurer grâce à des indicateurs de performance.

Elle permet aux entreprises de renouveler leur produit pour s’adapter à un environnement en perpétuel mouvement de croissance. Pour y parvenir, elles doivent être capables de repérer le plus tôt possible les problèmes annonçant la nécessité d’un ajustement des processus et/ou des compétences.